Emotions, par Nadine

Quelles sont leurs utilités ? Peut-on véritablement les gérer et comment les transforme-t-on en quelque chose de positive ?

Avant d’expliquer en quoi une émotion est utile dans notre vie, commençons par les lister en fonction des différents courants psychologiques.

D’après Robert Plutchik, psychologue chercheur américain (1927-2006), professeur associé à l’université de Floride du Sud et professeur d’Albert Einstein, il existe 8 émotions de base : la joie, la peur, le dégout, la colère, la tristesse, la surprise, la confiance, et l’anticipation.

D’après Paul Eckmann, psychologue américain (1934), pionnier dans l’étude des émotions dans leurs relations aux expressions faciales, et qui a inspiré la série Lie to me, il existe 6 émotions, la joie, la peur, la colère la tristesse, le dégout et la surprise.

Enfin d’après Eric Berne, psychiatre américain, (1010-1970) et fondateur de l’analyse transactionnelle, il existe 4 émotions primaires ou de base et qui sont la joie, la peur, la colère et la tristesse.

Peu importe le courant et leur nombre, il faut savoir que les émotions sont universelles, innées chez l’humain et qu’elles ont une utilité.

Alors laquelle ?

Si nous partons de la classification d’Éric Berne :

  • L’émotion de peur nous indique qu’il existe un danger potentiel, en tout cas c’est comme cela que nous l’interprétons car, possiblement, nous avons vécu quelque chose qui ressemble à cette situation et que nous avons engrammer dans nos cellules.
  • L’émotion de tristesse vient nous signaler par exemple la fin d’une situation, la perte d’une personne ou d’un objet, le manque ou bien le vide.
  • L’émotion de colère nous indique qu’il y’a une situation d’injustice ou de non-respect.
  • Enfin, l’émotion de joie apparait lorsque toutes nos valeurs sont alignées, c’est à ce moment que nous éprouvons un sentiment de plénitude et de bien-être.

La joie se vit dans le moment présent, lorsque nous sommes juste là ancré.e.s et en connexion  avec nous même, contrairement aux autres émotions de « souffrance » où nous sommes uniquement dans le mental soit à prévoir le futur soit à revoir le passé.

Maintenir la joie est un travail de chaque jour, une philosophie et une hygiène de vie.

D’ailleurs Voltaire, écrivain et philosophe français, ne disait-il pas « j’ai décidé d’être heureux car c’est bon pour la santé ».

Mais comment ne plus subir ses émotions et les transformer en quelque chose de positif ?

Tout d’abord,

  • D’apprendre à accueillir, à accepter ses émotions et à ressentir

Depuis notre tendre enfance, les adultes, qui nous ont entouré, nous ont régulièrement encouragé à ne pas montrer nos émotions. Lorsque nous sommes tristes combien de fois n’avons-nous pas entendu « arrête de pleurer ça ne sert à rien » ou lorsque nous avons peur d’une situation, le fameux « n’aie pas peur, soit courageux » ou même lorsque nous sommes joyeux « cache ta joie, il n’y a rien à fêter ». Nous avons appris à mettre de l’intellect là où il y’a ressentis et sensations.

  • D’observer, d’écouter le message, il est important de prêter attention à chacune de nos émotions et de ne pas les fuir ni les repousser auxquelles cas elles nous reviennent en « Boomerang » car derrière chacune de mes émotions, il y’a une alerte, une invitation pour aller voir l’intérieur de nous : « qu’est-ce que cela vient réveiller chez moi ? » « Quelle blessure y’a-t-il ? » « Quel désir n’est pas assouvit ? » « Pourquoi j’interprète cet évènement de cette façon ? »
  • D’orienter nos pensées vers du positif en se libérant entre autres du temps pour faire des activités qui nous font grandir, nous font changer de vibrations et qui nous procure un état de bien-être. Par exemple, Hal Elrod, auteur du bestseller The Miracle Morning, nous préconise de nous lever une heure plus tôt que d’habitude et de nous consacrer tous les matins à 6 activités qu’il nomme les Savers: Silence (méditation), Affirmation, Visualisation, Exercice, Reading (lecture), Scribing (écriture).

Cette autodiscipline permet de travailler son mental, son corps, au service de son esprit, et de son infini potentiel.

Il est indispensable donc de comprendre que les émotions sont fabriquées par notre cerveau, qu’elles ne sont finalement qu’une interprétation de nos pensées.

Nadine